Weenat | Anticipation du gel | Lutte contre le gel

Comment lutter contre le gel en agriculture ? 

Face au changement climatique et au réchauffement global, la protection contre le gel est devenue un enjeu critique pour chaque producteur en vigne et arboriculture. Dès le débourrement, le gel printanier représente une menace majeure, qu’il s’agisse de gelée blanche radiative ou de gelée noire advective ❄️

Pour sécuriser chaque hectare et limiter l’impact environnemental, choisir une méthode de protection adaptée est un investissement nécessaire. De la lutte passive par le travail du sol aux méthodes directes comme les bougies antigel, les chaufferettes, ou l’aspersion contre le gel – qui crée une couche de glace protectrice autour du bourgeon – chaque dispositif présente des avantages et inconvénients que nous allons décortiquer.

Mais pour savoir quand est-ce qu’il faut déclencher ces moyens de lutte, un seul outil est nécessaire : le capteur gel

Lutte contre le gel

Les différents types de gel que vous pouvez rencontrer sur vos parcelles

Le gel

❄️ Le gel de rayonnement

En journée, les rayons du soleil chauffent le sol, qui accumule de l’énergie. La nuit, cette énergie est libérée sous la forme de rayonnement infrarouge. Par temps nuageux, le rayonnement infrarouge est en partie réfléchi vers le sol, ce qui limite le refroidissement. Mais par temps clair, le sol se refroidit plus rapidement que l’air. On observe alors une inversion des températures, avec des températures plus faibles au sol et qui augmentent avec l’altitude.

❄️ Le gel d’advection

Ce type de gel s’explique par l’arrivée d’une masse d’air froid et sec qui vient chasser l’air chaud présent au préalable.

Il est également caractérisé par une couverture nuageuse et des vents modérés à forts.

❄️ Le gel d’évaporation

En cas de sol humide avec un air froid et sec, il y a un risque de gel d’évaporation. L’humidité va en effet s’évaporer en quantité infime.

Et pour cela, l’eau utilise l’énergie présente dans l’air. Ce qui provoque un refroidissement de celui-ci.

 

ℹ️ C’est au printemps que ces gelées sont les plus dangereuses pour la vigne et les arbres fruitiers. Parce qu’elles interviennent à un moment où les plantes sont particulièrement vulnérables.

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Le secret pour suivre le risque de gel dans vos parcelles ?

Avec le Capteur Gel Weenat, mesurez en temps réel l’évolution de la température sèche et humide sur vos parcelles.

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Quels sont les principaux moyens de lutte contre le gel ? 

Pour protéger vos vignes et vos vergers contre les différents types de gel, il existe plusieurs moyens de lutte. Mais tous ne se valent pas 🤔

Les méthodes de lutte contre le gel indirectes

Pour commencer, voici quelques bonnes pratiques pour limiter les risques de gel.

Choix du terrain

Évitez les pentes, puisque l’air froid a tendance à stagner dans les fonds de vallée ou en bas des pentes.

Déboisement

La présence de haies ou d’arbustes à proximité immédiate de vos parcelles peut empêcher la circulation de l’air froid.

Choix du cépage

Privilégiez – si vous le pouvez – des cépages tardifs afin de réduire la probabilité d’avoir des bourgeons pendant la période de gel.

Désherbage

Les sols nus et fraichement labourés diffusent plus d’air chaud que les sols enherbés, ce qui diminue les risques de gel.

Ces méthodes sont toutefois rarement suffisantes dans les régions où les épisodes de gel sont fréquents et importants. C’est pourquoi vous êtes nombreux à avoir déjà investi (ou à y réfléchir) dans un système de lutte contre le gel.

Les méthodes de lutte contre le gel directes

Plusieurs méthodes existent pour protéger activement vos vignes et vos vergers contre le gel.

La méthode de recouvrement

Cette méthode permet de réduire la perte de chaleur par rayonnement en recouvrant le sol de paille, ou de plastique, par exemple.

La formation de fumée ou de brouillard

En cas de gel par rayonnement, il est possible de limiter les pertes de chaleur par rayonnement en créant de la fumée ou du brouillard au-dessus des plantes. L’efficacité de cette méthode est toutefois mitigée car il est très difficile de maintenir la fumée sur la zone à protéger.

Le chauffage

Entre 0°C et -2°C il est possible d’utiliser des chaufferettes au fuel ou des bougies de paraffine, installées tous les dix mètres environ, un rang sur deux, pour réchauffer l’air. Ce système est efficace quand le vent est faible.

L’aspersion d’eau à faible débit

Ce système permet de recouvrir le bourgeon d’une poche de glace, sans que l’eau dans les bourgeons ne gèle grâce au phénomène de surfusion. Avec une aspersion de 1,5 à 2,5 mm d’eau par heure, il est possible de réchauffer les bourgeons jusqu’à des températures de -6°C.

Le brassage de l’air

L’air froid pèse plus lourd que l’air chaud. Il a donc tendance à stagner au niveau du sol, ce qui aggrave les risques de gel. Pour y remédier, il est possible d’utiliser des éoliennes ou des hélicoptères. Les hélices brassent l’air, plus chaud en altitude, et le plaque au sol. Les couches d’air sont ainsi mieux réparties, ce qui permet de réchauffer les bourgeons.

moyens de lutte contre le gel

Mais le vrai problème…

C’est que l’activation de ces moyens de lutte a souvent un coût important. Un coût financier, bien sûr, mais aussi un coût en termes de temps.

Toute la difficulté consiste donc à savoir QUAND déclencher ces moyens de lutte. C’est cette anticipation du risque gel qui peut tout changer.

Parce qu’après tout…

❌ Vous ne pouvez pas allumer des chaufferettes toutes les nuits.
❌ Vos réserves d’eau pour l’aspersion ne sont pas illimitées.
❌ Et il est déconseillé de laisser un paillis en place plusieurs jours de suite : il retient la chaleur, mais aussi l’humidité. Le risque maladie n’est donc pas loin.

Alors comment faire ? On a la solution chez Weenat👇

Nos solutions pour lutter contre le gel

Capteur gel Weenat

Le capteur gel Weenat pour être informé(e) au quotidien

Suivez en temps réel l’évolution de la température sèche et de la température humide sur vos parcelles. Ces deux températures sont mesurées sans abri – par le capteur gel – pour être au plus proche des températures ressenties par vos bourgeons.

Consultez les données du capteur depuis votre mobile ou votre ordinateur… Et gagnez en réactivité dans le déclenchement de vos moyens de lutte. 

L’alerte gel pour lutter en direct contre le gel 

C’est de loin notre fonctionnalité préférée ! Grâce aux alertes gel Weenat, vous pouvez paramétrer le seuil de température en-dessous duquel vos cultures sont en danger

Dès que les températures chutent sous ce seuil, Weenat vous prévient par téléphone, par email ou par SMS. Et ce, 24h/24

Comme ça, vous gardez toujours une longueur d’avance sur le gel. Vos cultures sont en sécurité. Et vos nuits sont plus tranquilles.

Données de capteur gel en temps réel sur l'application Weenat

Votre compagnon contre les gelées : l’application Weenat 📱

Le capteur est connecté à l’application Weenat. Vous pouvez donc suivre l’évolution des températures sur votre parcelle depuis votre smartphone ou votre ordinateur. Et ce, en temps réel. Vous disposez ainsi d’une information fiable, précise et ultra-locale pour savoir quand déclencher vos moyens de lutte contre le gel. Vous connaissez vos données de température humide et de température sèche. 

Pour plus de sécurité, vous pouvez aussi paramétrer des alertes personnalisées. Weenat vous prévient alors automatiquement par téléphone, email ou SMS en cas de gel sur votre parcelle.

Concrètement ? Cela veut dire que vous ne serez plus jamais surpris par le gel de printemps.

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Notre guide complet pour la gestion du risque gel sur vos parcelles

Vous en avez marre de stresser à l’approche du gel de printemps ? Découvrez comment mieux protéger vos cultures contre le gel dans ce guide complet

Ce que vous serez capable de faire à la fin de ce guide :

✅ Connaître la différence entre un gel advectif et un gel radiatif

✅ Comprendre pourquoi les prévisions classiques ont du mal à prévoir le gel

✅ Découvrir LA solution pour suivre et anticiper le gel dans vos parcelles

Jean Baptiste de Weenat

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Vos questions sur la lutte contre le gel en agriculture

Quelle est la différence entre la température sèche et la température humide ?

  • La température sèche
    La température sèche est mesurée sans abri pour prendre en compte l’effet du rayonnement sur la température du bourgeon. La lecture de ce paramètre – aussi appelé indice actinothermique – est indispensable pour déterminer le risque de gel par rayonnement.
  • La température humide
    La température humide, quant à elle, permet d’anticiper le gel par évaporation. Cette température est toujours inférieure ou égale à la température sèche. Plus l’écart entre la température sèche et la température humide est important, plus l’air et sec. Et donc plus l’évaporation est forte.

Quand déclencher ses moyens de lutte contre les gelées ?

Voici un tableau résumant les seuils critiques (en °C), en fonction de la culture et du stade :

Culture A B C C3 D E E2 F F2 G H I J
Pointe verte Boutons floraux Floraison Chute des pétales Nouaison Petits fruits
Abricotier -9,4 -4 -4 -3,5 -3 -2,2 -,08 -0,5 -0,5
Cerisier -5 -4,5 -3,5 -2,2 -1,7 -1,1 -1 -1
Pêcher -4 -4 -2,8 -2,2 -1,8 -1 -1
Poirier -7 -4 -6 -4,5 -2,8 -2,8 -2 -1,6 -1,5 -1
Pommier -7 -4 -4 -3,5 -2,2 -2,2 -2 -1,8 -1,6 -1,6
Prunier -20 -5 -4 -3 -2,8 -2 -1,5 -1 -0,5
Vigne -6,5 -3,5 -2 -2 -1
Kiwi -15 -2 -1 -0,5 -0,5 0

Source : CTIFL – ACMG – CIRAME

ATTENTION : Ces conseils de déclenchement sont des indications succinctes. Le déclenchement de méthodes de lutte contre le gel est une action délicate. Nous vous invitons à vous rapprocher de vos interlocuteurs techniques locaux pour mettre en place vos moyens de lutte.

Quels sont les coûts des techniques antigel ?

L’investissement nécessaire pour protéger un vignoble ou une exploitation agricole varie considérablement selon le dispositif retenu et la surface du sol à couvrir. Pour une stratégie de lutte à grande échelle, l’installation de tours antigel (mobiles ou fixes) ou d’un système d’aspersion représente un coût initial important, se chiffrant en milliers d’euro, mais garantit une protection efficace sur plusieurs hectares.

À l’inverse, des outils et solutions comme le fil chauffant ou les câbles électrique, bien que performants pour protéger chaque cep au plus près, demandent une mise en œuvre technique rigoureuse dès la taille ou au débourrement. Le recours à des brûleurs à propane ou aux bougies reste une solution de lutte directe courante, bien que le coût de la main-d’œuvre pour le matériel de lutte et le prix des consommables puissent s’envoler lors d’une année particulièrement sensible. Chaque viticulteur doit donc établir son plan d’action en fonction de la valeur de sa récolte et de la fréquence des gelées de printemps dans sa région.

Quel est l'impact environnemental des techniques de lutte ?

Face au réchauffement climatique, la multiplication des épisodes de gel de la vigne au petit matin pousse les producteurs à adopter des techniques de protection variées. Cependant, leur impact écologique diffère : le brûlage de paille et les bougies génèrent des fumées opaques et du CO2, tandis que le brassage d’air par les tours antigel ou l’utilisation d’un drône peut engendrer des nuisances sonores en période nocturne.

L’irrigation par aspersion, bien qu’elle utilise l’eau pour créer une couche de glace protectrice, est une méthode de lutte directe contre le gel relativement gourmande en ressources hydriques. À l’opposé, les techniques modernes et les innovations originales, telles que l’application d’un liquide à base d’algues ou l’usage de miniserre et de tunnel, cherchent à réduire les vulnérabilités de la culture de façon plus douce. Pour minimiser l’impact environnemental, une préparation avant gel basée sur l’évaluation des risques (mesure de l’hygrométrie et du point de rosée) est essentielle. Elle permet de limiter le déclenchement des systèmes au strict nécessaire, préservant ainsi la chaleur du sol et la santé de la jeune feuille sans épuiser les ressources locales.