Irrigation agricole : 5 bonnes pratiques pour faire jusqu’à 20% d’économies d’eau dès la saison prochaine

Publié le 28 février 2023

Irriguer coûte cher. Irriguer prend du temps. Et si vous pouviez vous en passer, vous le feriez sûrement sans hésiter. Pourtant, quand elle est bien faite, l’irrigation peut s’avérer très rentable pour votre exploitation.

Car si vous parvenez à doser vos apports en eau comme il faut, vous pouvez protéger vos cultures contre le stress hydrique. Avec à la clé de meilleurs rendements. Même en période de sécheresse. 

Le problème ? C’est que l’eau n’est pas illimitée. Les sécheresses sont plus fréquentes qu’il y a 10, 20 ou 30 ans. Elles durent aussi plus longtemps.

Résultat : l’usage de l’eau est de plus en plus souvent soumis à des restrictions pendant l’été ou lors des épisodes de sécheresse.

Dans ce contexte, faire des économies d’eau a du sens. Pour des raisons financières, bien sûr, car les prix de l’énergie augmentent eux aussi. Mais aussi pour améliorer la résilience de votre exploitation face au dérèglement climatique.

À l’intérieur de cet article, on vous partage 5 bonnes pratiques pour irriguer moins et mieux. Toutes ne seront pas forcément adaptées à vos besoins. Après tout, chaque exploitation est différente. Mais peut-être que certaines d’entre elles vous seront utiles.

Dans cet article, on vous parle notamment de :

Matériels agricoles

Outils de pilotage

Pratiques agricoles

Votre matériel d’irrigation

Une bonne irrigation, ça commence par un bon matériel. Voici les points à avoir en tête pour choisir, installer et entretenir votre matériel d’irrigation agricole.

 

Bonne pratique #1 : Faites la chasse aux fuites d’eau

Un matériel qui fuit, c’est moins d’eau dans vos parcelles pour un même niveau de consommation. C’est aussi un risque pour votre image. Car les fuites sont souvent pointées du doigt par les riverains.

Pour limiter les risques, il n’y a pas 36 solutions. Vous devez inspecter votre matériel régulièrement et penser à l’entretenir. Cela prend du temps, mais le jeu en vaut la chandelle. 

Vérifiez notamment la qualité de vos joints d’étanchéité. Et assurez-vous que vos conduites ne sont pas percées.  

Enterrer vos tuyaux peut également être une bonne solution pour limiter les risques de défaillance. Les fuites seront plus difficiles à repérer. Mais votre réseau sera plus étanche.

Enfin, vous pouvez surveiller l’évolution de votre débit horaire à l’aide d’un compteur volumétrique pour repérer d’éventuels dysfonctionnements sur votre système d’irrigation, comme une rampe bouchée ou une canalisation percée.

Potentiel d’économies d’eau : faible

Bonne pratique #2 : Investissez dans des arroseurs basse pression

Vous utilisez des rampes pour irriguer votre exploitation ? Remplacez les sprinklers par des arroseurs basse pression pour diminuer votre consommation d’eau. Pour un coût de 10 à 11 euro par mètre, ce dispositif sera vite rentabilisé.

Ils sont conçus pour reproduire la qualité d’une pluie, avec des gouttes assez fines pour éviter la battance des sols, mais suffisamment volumineuses pour limiter les pertes liées au vent et à l’évaporation.

Autre possibilité : opter pour un système d’irrigation localisée, comme le goutte-à-goutte ou la micro-aspersion. Ces systèmes sont moins gourmands en eau et vous permettront de diminuer drastiquement votre consommation.

Potentiel d’économies d’eau : élevé

Les outils de pilotage de l’irrigation

Il y a 50 ans, nos anciens irriguaient “au doigt mouillé”. Ils ne disposaient d’aucun outil pour savoir précisément quand démarrer ou arrêter l’irrigation. Résultat : ils devaient se rendre régulièrement dans leurs parcelles et vérifier l’humidité des sols à l’aide d’une pelle.

 

Bonne pratique #3 : Équipez vous de sondes de pilotage

Aujourd’hui, des outils plus précis existent. Il y a les bilans hydriques, bien sûr. Mais aussi des sondes de pilotage de l’irrigation, qui permettent en moyenne de réaliser 20% d’économies d’eau par saison, selon une étude de l’Inrae.

Selon les cas, ces sondes mesurent la tensiométrie (en kPa), c’est-à-dire la force dont les racines ont besoin pour extraire l’eau du sol, ou la teneur en eau volumique, qui correspond à la part d’eau dans le sol (en %).

Grâce à ces solutions, il devient possible de savoir exactement ce qu’il se passe dans vos sols à un instant T. Vous pouvez ainsi planifier vos tours d’eau et ajuster vos apports en fonction des besoins RÉELS de vos cultures.

 

Potentiel d’économies d’eau : élevé

 

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Bonne pratique #4 : Appuyez-vous sur des outils d’aide à la décision 

L’irrigation, c’est avant tout une question d’anticipation. Si vous attendez que vos cultures soient en situation de stress  hydrique, il est déjà trop tard. Parce qu’installer le matériel sur les parcelles et lancer un tour d’eau, ça prend du temps.

Le problème ? C’est que n’importe quel site de météo vous permet de savoir s’il va pleuvoir demain. Mais jusqu’à présent, il n’existait aucun outil capable de prédire avec précision quelle est la quantité d’eau dans le sol disponible pour vos cultures.

Pour répondre à ce problème, Weenat a développé Weedriq, le premier outil d’aide à la décision (OAD) capable de vous indiquer, avec précision, comment l’état hydrique de vos sols va évoluer durant les 7 prochains jours.

Grâce à ces informations, vous pouvez planifier vos chantiers d’irrigation à l’avance, suivre l’évolution de la tensiométrie, et apporter exactement la quantité d’eau nécessaire au développement de vos cultures.

Les capteurs et l’application Weenat sont également compatibles avec plusieurs outils d’aide à la décision développés par des partenaires externes.

C’est notamment le cas pour les OAD Irré-LIS®, disponible directement dans l’app, et Net-irrig.

 

Potentiel d’économies d’eau : moyen

Aperçu de Weedriq sur l’application Weenat

> EN SAVOIR PLUS

Vos pratiques agronomiques

Au-delà du matériel et des OAD, l’irrigation, c’est aussi une question de bonnes pratiques agronomiques.

 

Bonne pratique #5 : Limitez les pertes grâce au paillage

 

Si vous êtes arboriculteur ou maraîcher, vous pouvez par exemple installer un paillage, un mulch ou une bâche au pied des cultures. Cela réduit les pertes par évaporation.

Mais pas seulement. Ces techniques permettent aussi de limiter la concurrence entre les arbres et l’herbe pour les ressources. Sans compter que le sol se réchauffe plus vite, ce qui peut améliorer la vigueur de vos végétaux.

 

Potentiel d’économies d’eau : moyen

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