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Vous souhaitez optimiser vos traitements phytopharmaceutiques ? Tout commence par une bonne connaissance de la météo sur vos parcelles. Apprenez à repérer les meilleures fenêtres météo pour limiter votre consommation d’intrants et faire baisser votre IFT.

Traitements phytosanitaires : comment améliorer l’efficacité de vos interventions grâce à la météo ?

Quelles sont les conditions météo optimales pour bien traiter ?

Température, vent, hygrométrie… La météo est un paramètre essentiel à prendre en compte au moment de décider si vous devez traiter ou non. Mais avant de sortir les buses, il est important de revoir les bases. Voici quelques préconisations pour maximiser l’efficacité de vos traitements.

Au programme :

Allez, on s’y met !

Évitez les grosses chaleurs

Intervenez de préférence lorsque le mercure oscille entre 12°C et 25°C. Traiter lorsque les températures sont élevées s’avère en effet doublement problématique.

Tout d’abord, une forte chaleur augmente la vitesse de dessication des gouttes. Par conséquent, seule une petite partie de votre produit atteint la plante avant de s’évaporer.

Mais la température impacte également la réceptivité de votre culture.

“Lorsqu’elle monte, la transpiration accélère la circulation de la sève », explique la Chambre d’agriculture de Bourgogne. « Mais en cas de fortes chaleurs, les plantes freinent le processus en fermant leurs stomates pour se préserver. La matière active a plus de mal à pénétrer et à circuler dans les vaisseaux conducteurs, ce qui peut provoquer une accumulation dans la plante, donc une phytotoxicité ou des brûlures.”

Suivez l'évolution des températures en temps réel sur l'application Weenat

Traitez par vent faible

Le vent est un autre paramètre agro-météorologique important à prendre en compte lorsque vous souhaitez pulvériser.

Un vent trop soutenu risquerait en effet d’emporter les gouttelettes avant qu’elles n’atteignent la plante. Depuis l’arrêté du 12 septembre 2006, la réglementation interdit d’ailleurs de traiter lorsque le vent dépasse 19 km/h. Une décision qui vise à limiter les effets de dérive en bord de champ pour protéger les riverains et l’environnement.

Le vent peut aussi dessécher les surfaces foliaires, ce qui diminue la capacité d’absorption de la plante. Il est donc préférable de traiter entre 0 et 2 Beaufort.

Degré Beaufort Effet du vent Vitesse du vent Conditions 
0 La fumée s’élève verticalement Moins de 1 km/h Idéales
1 Les fumées dévient 1 à 5 km/h Idéales
2 Les feuilles frémissent 6 à 11 km/h Idéales
3 Les drapeaux se déploient 11 à 19 km/h Possibles
4 Le vent soulève la poussière et les feuilles de papier 20 à 27 km/h Défavorables

Si vous traitez lorsque le vent dépasse les 15 km/h, pulvérisez avec des gouttelettes de plus gros diamètre – moins sensibles au vent – afin de limiter les risques de dérive. Vous pouvez aussi vous appuyer sur la liste des moyens homologués par le Ministère de l’Agriculture, tels que des panneaux récupérateurs.

Pour aller plus loin, l’anémomètre connecté Weenat vous permet de suivre la vitesse moyenne du vent, sa direction et les rafales en direct de vos parcelles.

Suivez le vent sur vos parcelles en temps réel pour ajuster vos traitements.

Privilégiez une forte hygrométrie

Quel que soit le type de produit utilisé, traitez de préférence lorsque l’hygrométrie est forte. ARVALIS – Institut du végétal estime ainsi que l’hygrométrie optimale pour un produit foliaire est de 80 %.

En-dessous de 60 % d’humidité relative, les gouttes fines risquent – là encore – de s’évaporer avant que le produit ne soit absorbé par la plante. Au-delà de 95 %, le produit ruisselle comme après une pluie.

L’hygrométrie n’agit pas directement sur l’efficacité des produits racinaires et de contact. Mais elle limite la volatilisation des gouttelettes.

En revanche, elle impacte directement l’efficacité des produits systémiques. Pour agir ces derniers doivent en effet traverser la cuticule des feuilles, une membrane composée de dépôts successifs de cire et d’une couche d’acides gras hydrophobes qui permet à la plante de conserver son humidité.

En temps normal, cette membrane est imperméable et agit comme une barrière naturelle pour protéger la plante. Mais lorsque les températures sont douces et que l’hygrométrie dépasse 60 %, la cuticule se dilate. Le produit pénètre alors beaucoup plus facilement dans la plante, ce qui renforce son efficacité.

L'hygrométrie est un paramètre essentiel pour choisir quand traiter.

Assurez-vous qu’il ne va pas pleuvoir

C’est le cauchemar de tout agriculteur : finir un traitement et devoir recommencer le jour suivant parce qu’une grosse pluie a lessivé le produit avant que la plante ne l’ait absorbé. Une belle perte de temps et d’argent.

Selon le type de produit utilisé, il faut en effet entre 2 et 6 heures avant que la substance ne fasse son effet. Pour éviter des passages inutiles, gardez un œil sur les prévisions météo. Le radar de pluie Weenat vous permet par exemple de visualiser d’un simple coup d’œil les mouvements de la pluie près de vos parcelles.

Vérifiez la présence de rosée

L’humectation des feuillages joue un rôle déterminant dans l’apparition de certaines maladies cryptogamiques, telles que le mildiou, l’oïdium ou encore la tavelure du pommier. Mais elle impacte également l’efficacité de vos traitements phytopharmaceutiques.

Certains produits se traitent sur feuillage sec, d’autres sur feuillage humide. Connaitre l’humectation de votre feuillage en direct vous permet de mieux savoir quand démarrer et quand stopper un traitement.

La présence de rosée sur les feuillages impacte l'efficacité des traitements.

Quel est le meilleur moment de la journée pour traiter ?

Mais alors, faut-il traiter le soir, la nuit ou le matin ? A cette question, chaque agriculteur semble avoir sa propre réponse.

Un consensus semble en tout cas exister sur la pire période pour traiter. Un sondage conduit en 2012 par ARVALIS – Institut du végétal auprès de 1 000 agriculteurs a en effet révélé que 93 % des agriculteurs ne pulvérisent pas l’après-midi.

“Le meilleur moment pour traiter, c’est quand toutes les conditions sont réunies pour une intervention efficace. Selon la période de l’année, ce moment ne sera pas forcément le même. Il n’y a pas de recette miracle”, explique Pierre Giquel, ingénieur agronome chez Weenat.

En hiver, l’hygrométrie et les températures permettent généralement de traiter en journée. Mais les choses se compliquent en été. Les conditions pour traiter sont rarement remplies en journée, en raison du climat sec et chaud. Il faut donc attendre le soir ou le matin pour retrouver une hygrométrie et des températures favorables.

Cependant, après une forte chaleur, la plante est encore sous le coup du stress thermique de la journée. Il faut alors du temps pour que la cuticule se réhydrate et devienne à nouveau perméable. Votre produit sera donc plus efficace en fin de nuit ou au petit matin, avant que la température n’augmente à nouveau.

Weephyt, l’OAD pour traiter en accord avec la météo

Pour aider les agriculteurs à traiter moins et mieux, Weenat a imaginé Weephyt : un outil simple d’utilisation pour maximiser l’efficacité de vos traitements.

Trop de vent ? Trop de pluie ? Weephyt vous indique le meilleur moment pour intervenir sur vos parcelles. L’outil se base pour cela sur la réglementation et sur les données prévisionnelles de température, d’humidité, de pluviométrie et de vent. Les préconisations de Weephyt sont également adaptées en fonction du type de traitement utilisé (contact foliaire, racinaires, systémiques ou fongicides).

Les résultats sont affichés par tranche d’une heure. En sélectionnant une tranche horaire spécifique pour un type de pulvérisation, l’outil indique pour quelles raisons la pulvérisation est idéale, possible ou défavorable.

Weephyt indique le meilleur moment pour un traitement en fonction des prévisions météo locales.

Utilisez les préconisations de l’outil d’aide à la décision Weephyt pour justifier vos interventions, optimiser l’organisation de vos chantiers de pulvérisation, et maximiser l’impact de vos traitements.

“Sur la ferme, on a 2 salariés. L’un d’eux s’occupent de la pulvérisation. Le matin, il se lève de bonne heure. Et grâce à l’application Weenat, il se dit, bon là je peux y aller à coup sûr. Ou parfois c’est l’inverse : pas besoin d’aller au travail de bonne heure puisque les conditions ne sont pas là”, témoigne Stéphane Dahirel, exploitant en grandes cultures et éleveur de poulets de chair dans le Morbihan.

Optimisez votre stratégie de de protection des cultures, affinez vos dates de passage, et sécurisez votre récolte.

Essayez l’application Weenat gratuitement et sans limite de temps.

Règles de gestion de l’OAD Weephyt

Le tableau ci-dessous résume les règles de calcul de l’outil d’aide à la décision Weephyt. Appuyez-vous sur ces bonnes pratiques pour booster l’efficacité de vos applications phytopharmaceutiques.

Les règles de décisions du modèle agronomique Weephyt.